Lorsque ses yeux se plissèrent légèrement, la courbe ascendante au coin de ses paupières révéla une galaxie d'étoiles scintillantes et un marais traître. Un seul de ses regards suffisait à faire bouillir mon sang, réduisant à néant toute bienséance.
Elle me tire dehors sous la pluie, voulant un baiser sous l’averse. Trempés jusqu’aux os, sa robe translucide colle, les tétons dessinés. Dans un coin de rue désert, on s’embrasse, la pluie étouffe nos souffles. Ce baiser mêlé de froideur d’eau et de brûlure des lèvres est resté incrusté dans la mémoire de ma peau.
Sa voix est un contralto posé en société, mais au lit elle devient moelleuse, comme une fraise macérée dans la crème. Quand elle prononce la dernière syllabe de mon prénom, la tonalité remonte, entre interrogation et gémissement. Souvent, je ralentis exprès mes mouvements juste pour entendre encore ces suppliques cotonneuses. Sa voix est mon aphrodisiaque le plus direct.
Pendant qu’elle soufflait ses bougies, j’ai descendu la fermeture dans son dos. Quand elle rouvre les yeux, la robe est déjà à la taille. Elle proteste dans un murmure, mais je scelle ses lèvres d’une crème au beurre, qui finit étalée partout dans nos baisers. Une seconde douche s’imposa.
Vêtue seulement de mon maillot de basket, l’encolure trop large glisse jusqu’à dévoiler toute son épaule. Elle tente un tir à trois points du bout des pieds ; le maillot se soulève, révélant sous le short l’absence de tout sous-vêtement. Je fonce, la charge sur mon épaule ; la tête en bas, elle rit en frappant mon dos. Je la jette sur le canapé en déclarant que ça, c’est une vraie faute de percussion.
En relevant ses longs cheveux, elle dévoile la peau délicate de sa nuque, quelques mèches collées sur l'épiderme légèrement humide, aussi sensuelle qu'une peinture. J'embrasse ce creux, elle tressaille de tout son corps sous le choc, agrippe mon bras à l'envers, ses ongles s'enfonçant dans ma chair pour y laisser une marque de désir en forme de croissant.
Elle est allongée sur le lit, cheveux en désordre, regard trouble, lèvres gonflées. Cette apparence après avoir été aimée est plus tentante que tous les maquillages.
Pour la dernière fois, nous nous enlaçons avant l’aube. Nos corps sont encore collants, personne ne veut bouger. Elle dessine des cercles sur ma poitrine, murmurant qu’elle veut encore une fois.
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