Elle était allongée, plongée dans sa lecture, les fesses légèrement cambrées, le creux de sa taille et de ses hanches comme une vallée caressée par le Créateur. Je me suis penché et j'ai déposé un baiser dans le bas de son dos ; elle a laissé échapper un léger gémissement, un son plus envoûtant que n'importe quelle chanson.
Elle est venue m’attendre près du bureau, en trench-coat, rien qu’un body en dentelle dessous. Dans l’ascenseur du parking elle l’a ouvert une seconde, puis refermé dès que la porte coulisse. Ces dix secondes m’ont rendu fou sur tout le trajet du retour, au bord de me garer sur le bas-côté.
Elle a acheté un vibromasseur double et a tenu à ce qu’on l’utilise ensemble. Allongés en 69, chacun en bouche une extrémité, nous regardons nos visages se tordre de plaisir. Son regard passe de la séduction à la supplication, puis à l’égarement ; le jouet est devenu le conducteur de notre désir connecté. Elle finit par crier et lâcher prise, secouée de spasmes.
Elle a appris l’effeuillage ; pour mon anniversaire, coiffée d’un haut-de-forme et vêtue de bretelles, elle danse « Sweet Dreams ». Sous le bord du chapeau, ses yeux dardent des sorts. À la fin, elle m’enfonce le chapeau sur la tête, puis ramasse calmement ses vêtements un par un et les remet, me laissant en feu.
Elle me donne un crayon khôl et me demande d’écrire sur son dos le « menu du soir ». J’inscris : Entrée — baisers de nuque, Plat — mouvement des hanches, Dessert — secrets de l’aine. Elle lit sur l’oreiller, juge le menu trop obscène, mais se retourne en pressant le service.
Elle prend de la crème au bout des doigts et l'étale sur ma poitrine, la déclarant son dessert. Puis elle s'allonge et nettoie chaque parcelle de douceur avec ses lèvres molles et sa langue espiègle. La sensation gluante refroidit à l'air avant d'être recouverte par son souffle chaud. Tous mes muscles se bandent, ma raison anéantie par son expression concentrée de dégustation.
Portant des escarpins à talons aiguilles, elle rampe vers moi sur le lit, ses hanches ondulant comme une panthère prête à chasser. Le contraste entre sa froide élégance hautaine et cette soumission momentanée est immense ; quand elle ouvre ma braguette avec les dents, j'ai l'impression d'être une offrande sacrifiée, attendant pieusement d'être consommé.
Elle se hisse sur la pointe des pieds pour attraper un livre sur l'étagère du haut, ses doigts à un cheveu de la cible. Je la soulève par la taille, elle atteint le livre. Elle se retourne et me donne un baiser en récompense.
Elle met ma montre à son poignet, le cadran trop grand glisse presque sur le dos de sa main. Elle lève le poignet pour regarder, dit « on dirait que j'ai volé ton temps ». Je réponds « le temps est à toi, alors toi aussi tu es à moi ».
Ses lèvres frôlent le bas de mon oreille, murmurant un sort que je ne comprends pas (sans doute des mots doux en français). Même sans comprendre, ce ton et ce souffle suffisent à me faire capituler.
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